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 BECKY ϟ et la chenille devint papillon...

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You're Becky S. Wesson in Ridgefield !
BECKS ϟ T'aimes les blondes ? Et une blonde qui te botte les fesses ?

☞ Potins : 221
☞ Mon photographe : mishmish
☞ Mon Dieu, mon créateur : red swallow
☞ Mon idée, ma philosophie : Si ce que tu as à dire n'est pas plus beau que le silence alors tais-toi.


Dans la vie, il y a nous. Puis nos amis.
☞ Statut: En couple avec Jason.
☞ Ma bête noire: Penelope.


MessageSujet: BECKY ϟ et la chenille devint papillon...   Jeu 14 Avr - 14:59

WESSON ϟ BECKY SUE ϟ
25 ANS ϟ 18 MAI 1985 ϟ
RIDGEFIELD ϟ AMERICAINE ϟ
OFFICIELLEMENT EN COUPLE ϟ GOODBYE MY FRIEND ϟ
KRISTEN BELL ϟ

ET SI J'ETAIS UN HOMME, JE SERAIS CAPITAINE...

COMMENT ETAIS-TU AU LYCEE ? :
l'intello. le geek. le populaire. l'invisible. le banal.
EN QUOI CROIS-TU ? :
la bible. la boisson. la drogue. le travail. la famille. l'amitié.
SI TU DEVAIS MOURIR MAINTENANT, COMMENT LE PREFERERAIS-TU ? :
par strangulation. par noyade. par asphyxie. par overdose. par arme blanche. par agression.
QUEL EST TON ANIMAL FETICHE ? :
le chat. le chien. le rat. l'oiseau. la tarentule. le serpent.
Je me présente, je m'appelle Lisa (ou red swallow). Je voudrais réussir ici, être aimé. Bon soyons sérieux cinq minutes. J'ai 17 printemps, et j'ai suivi la route de mon cerveau pour venir jusqu'ici. D'ailleurs je trouve qu'il est orgasmique vous trouvez pas ? . Avant de partir, je tiens à rajouter que j'aime Caro, Clem & Ellie et que sans elles, le forum ne serait rien


Dernière édition par Becky S. Wesson le Dim 17 Avr - 21:23, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: BECKY ϟ et la chenille devint papillon...   Jeu 14 Avr - 14:59


D'UNE ELEGANCE RARE ET PLUS FORTE QUE L'EBENE...



CHAPITRE 1 ϟ Ah quelle vie on mène quand on a treize ans !
« Frères Jacques, frère Jacques, sonnez les matiiiiiiiiiiiines, sonnez les matiiiiiiiiiiiiiiiines, ding ding, dong. Ding, ding, dong. Frèr... Ahhh ! Maman, y a Becky qui m'étrangle ! » Et si j'avais pu, je n'aurais pas fait qu'étrangler cet espèce de sauterelle qui me cassait les oreilles avec son frère Jacques. Surtout qu'on avait pas de frère qui s'appelait Jacques. J'avais juste cet espèce de gnome en guise de frangin. Super ! « Becky laisse ton frère tranquille. » Ma mère, Susan, arriva dans le couloir en montant les marches tranquillement. Elle avait les cheveux en bataille et un panier de linges dans les mains. « Alors dis-lui d'arrêter de brailler cette chanson infernale s'il te plaît ! » Je relâchai mon frère sous le regard insistant de ma mère. Pourquoi les petits se plaignaient-ils toujours aux parents et obtenaient toujours gain de cause ? La vie était vraiment injuste. Mon frère profita de cet instant pour détaller comme un lapin. Mauviette ! « Ton frère est jeune, laisse-le vivre un peu. » Le laisser vivre ? Encore fallait-il qu'il me laissât vivre lui ! Chose qu'il ne faisait absolument jamais et j'étais certaine qu'il prenait un malin plaisir à tout faire pour me faire enrager. Les frères et sœurs sont comme ça, tout simplement. « Maman tu sais que j'ai besoin de calme pour travailler. De calme ! Pas d'un frère imaginaire qui va venir sonner les cloches pour que je me rappelle de l'heure ! J'ai une montre, je suis capable de lire l'heure, » lui dis-je en agitant ma main gauche ou ma montre à dix dollars commençait à faire grise mine. Me sentant ridicule, je baissai le bras. Ma mère sourit mais ne fit aucune remarque sur mon manque de maturité évident. « Je sais que tu veux être la meilleure Becky. Mais ton père et moi on s'inquiète. On pense que tu t'en demandes trop. Tu n'as que treize ans, tu n'as absolument pas besoin de passer tes journées dans tes livres. Tu es déjà très intelligente. » Je soupirai. Ce n'était pas la première fois que nous abordions le sujet et chaque fois, je tentai par tous les moyens de l'éviter. Malheureusement, je n'y arrivais pas toujours. « Tu ne comprends pas maman. Si je ne passe pas autant de temps dans les bouquins alors tout ce que j'ai fait n'aura servi à rien. Je ne peux pas me permettre d'être médiocre. » Sans rien dire, ma mère sortit mon linge du panier et me le tendit. Je le pris sans rien dire et ma mère, visiblement toujours aussi perdue qu'avant de me parler, se dirigea vers la chambre de mon frère tandis que je regagnais la même. Je fermai la porte doucement avant de m'y adosser. Ma mère avait certainement raison. Je m'en demandais trop. Mais je ne pouvais pas me permettre d'échouer dans ce que je faisais. Non. Je ne pouvais pas.



CHAPITRE 2 ϟ Il paraît que la drogue et l'alcool ça rend con. Tu devrais arrêter.
Il était déjà plus de trois heures de l'après-midi et je n'avais encore pas avancé une seule de mes fiches. Des feuilles traînaient un peu partout dans ma chambre et j'étais incapable de m'y retrouver. Je n'arrivai même pas à me concentrer. C'était bien la première fois. Les docteurs Nala et Casey, mes meilleures amies, auraient trouvé un diagnostic à leur image. Nala me dirait que c'est le syndrome de l'amour tandis que Casey pencherait plutôt sur l'abus de travail. Dans tous les cas, les deux auraient eu tort. Ce n'était rien de tout ça. Me levant, je commençai à chercher mon dernier cours de bio mais tout ce que je parvins à trouver fut le message ringard que j'avais reçu d'un soi disant admirateur secret dans mon casier « Les feuilles tombent, les roses se fanent mais ta beauté reste éternelle. Signé M. » Niais et pathétique. Je ne savais même pas qui était capable d'être aussi pathétique. Froissant le papier, je tentai de viser la poubelle, mais le morceau de papier me nargua en tombant à côté. Je soupirai. « Pas très douée on dirait. Tu veux que je t'apprenne ? » Surprise, je me retournai et perdis l'équilibre, tombant à la renverse sur mes cours. Des feuilles volèrent et en profitèrent pour se mélanger. Les sadiques... Je me relevai sans grâce tandis qu'il se mettait à rire. « Très drôle. Qu'est-ce que tu fais là ? » Ramassant quelques feuilles, je tentai de les remettre dans l'ordre mais avec Mathis à mes côtés c'était bien impossible. Mon rythme cardiaque avait commencé à s'accélérer et je me sentais idiote au milieu de ma chambre totalement en bordel. « On devait bosser tu te souviens ? Ou aurais-tu oublier que tu es ma tutrice ? » Sans lui adresser un regard, je me mis à chercher mon classeur de mathématiques que je retrouvai sous mon lit. Quand je me relevai, il avait un sourire énigmatique. « Tu parais stressée. Tout va bien ? Tu devrais essayer de te dévergonder. Je suis certain que tu n'as jamais fumé. » Prise au vif, je lui lançai un regard noir. Je n'allai tout de même pas lui avouer qu'il avait raison. Ca m'aurait fait trop mal. « Détrompe-toi, j'ai déjà fumé. Et je bois souvent aussi. » En joignant le geste à la parole, je fis semblant de fumer et de boire ce qui le fit rire davantage. Non mais quel crétin celui-là ! Je vis bien qu'il ne me croyait pas une seule seconde. « Il paraît que l'alcool et la drogue ça rend con. Tu devrais arrêter. » Il ne répondit pas et se contenta de se rapprocher de moi. En reculant, je butai contre le lit mais parvins à garder l'équilibre. « Un jour tu comprendras que je ne suis pas ton ennemi Becky. Je sais que tu as peur des gens et qu'être désagréable avec eux est une façon de te protéger. Mais tu n'as pas à le faire Becky. Et je compte bien te prouver que tu peux me faire confiance. Un jour, tu m'aimerais autant que je t'aime. » Il se rapprocha à nouveau de moi avant de poser un léger baiser sur mes lèvres. La seconde suivante, je me retrouvai seule dans ma chambre, totalement perdue.



CHAPITRE 3 ϟ Faire confiance à quelqu'un c'est comme prendre le risque de se faire renverser lorsqu'on traverse l'autoroute.
Assise dans les gradins, je tentai de mettre les prospectus dans les enveloppes que Casey me donnait. Elle s'occupait de coller les adresses dessus tandis que je les mettais dans les enveloppes et que Nala les fermait. Mais la pile d'enveloppe vide augmentait à une vitesse folle alors que j'étais aussi lente qu'un escargot. On ne pouvait pas dire que Nala avançait beaucoup plus vite que moi puisqu'elle avait sans cesse le regard rivé dans un coin du gymnase. « Si je pouvais, je me ferai une brochette de pétasses grillées, qu'est-ce que vous en dites ? » Lâchant l'enveloppe que je tenais, je regardai dans la direction qui semblait tant énerver Nala et vis Paisley et Kiara en train de draguer ou plutôt d'allumer des basketteurs. Aucune trace de l'autre garce de Penelope. Heureusement, au moins j'étais tranquille. « Nous aussi mais je ne suis pas certaine que ça arrange nos problèmes Nala, » se contenta de répondre Casey en continuant à coller les adresses et les timbres. Casey n'avait pas tort. Mais l'idée de Nala était vraiment tentante. « Dites, vous n'auriez pas vu Mathis ? » Scrutant le gymnase, je me mis à la recherche de celui qui faisait battre mon cœur depuis un an déjà. Je l'aimais tellement que je ne m'imaginais pas le perdre un jour. Je n'étais même pas certaine que je m'en remettrais dans la perspective où cela arriverait. « Il était du côté des douches tout à l'heure. Mais c'était il y a plus d'une heure alors je ne peux pas te garantir qu'il y soit toujours. » Je regardais Casey sans répondre. A vrai dire, je m'inquiétai. Il m'avait promis de venir me voir juste avant l'entraînement de basket et celui-ci s'était terminé il y a dix minutes. Aucune trace de lui. « Si tu veux mon avis, il est parti s'acheter un truc à manger. C'est dingue ce que les mecs ont toujours faim ! » Casey et moi lançâmes un regard interrogateur à Nala qui se contenta de hausser les épaules avant de prendre une enveloppe, de l'encoller avec sa langue et de la fermer. « Je suis désolée de vous abandonner les filles mais je vais aller le chercher. » Nala et Casey se lancèrent un regard que je ne réussis pas à interpréter. « Ah l'amour ! », lâchèrent-elles toutes les deux en même temps, me faisant ainsi rougir. Descendant des gradins, je commençai par aller demander à son groupe d'amis si quelqu'un l'avait vu. Ils furent incapable de me renseigner et je trouvai personne dans les vestiaires. Je me dirigeai vers les toilettes des femmes. En sortant du cabinet, je tombai nez à nez avec un couple en train de s'embrasser. Je souris et allai me laver les mains. En relevant la tête, j'aperçus les visages du couple dans le miroir et ce que je vis me glaça le sang. Mathis et Penelope étaient en train de s'embrasser sous mon nez.


Dernière édition par Becky S. Wesson le Lun 18 Avr - 17:03, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: BECKY ϟ et la chenille devint papillon...   Lun 18 Avr - 15:00


D'UNE ELEGANCE RARE ET PLUS FORTE QUE L'EBENE...



CHAPITRE 4 ϟ Tu ne te souviens pas n'est-ce pas ? Deux petites filles jouant à la balançoire...
Des jours et des jours avaient passé. Je n'avais plus la notion du temps depuis cet... Incident dirons-nous. Je me laissais guider comme une feuille par le vent. Je n'avais plus conscience de rien, je ne bossais plus, préférant me terrer dans mon silence. J'avais commencé à dessiner. Des paysages d'abord. Puis des portraits. Des couples. Des couples en train de s'embrasser. Mathis et Penelope. Ce souvenir restait gravé dans ma mémoire et semblait me tuer à petits feux. Nala et Casey se sentaient impuissantes face à ma peine. Elles essayaient de m'aider mais je les évitais autant que possible. Car quand je les voyais, j'avais automatiquement envie de pleurer. Je préférai voir des inconnus, des connaissances. Une vendeuse, un prof de dessin, un éboueur... Toute personne qui ne me rappellerait aucun souvenir douloureux. Mathis avait tenté de m'appeler mais je filtrais tous ses appels. Dès que je le croisais dans les couloirs, je changeais automatiquement de direction. Je ne voulais pas le voir. Je ne voulais plus jamais le voir. Ni la voir. Elle. Celle qui me pourrissait la vie. C'était en me rendant à un cours de conduite que je la croisai. Je tentai de m'échapper mais elle me retint par le bras. « Qu'est-ce que tu veux ? » J'étais volontairement cassante. Des dizaines d'insultes me venaient à la bouche et je devais me retenir de ne pas les lui balancer en plein visage. Être méchante n'allait certainement pas m'aider à aller mieux. La voir non plus d'ailleurs. « Je ne vais pas dire que je suis désolée parce que ce n'est pas vrai, » commença-t-elle. A cet instant, je fus tentée de partir mais elle me retint une nouvelle fois. « Non attends laisse-moi parler s'il te plaît. Je ne suis pas désolée parce que c'était ce que je voulais. Je voulais t'ôter ce qui semblait être la chose la plus importante pour toi. Mathis. Je lui ai fait croire que je voulais me réconcilier avec toi. Je t'ai vu aller dans les toilettes alors je lui ai fait croire que tu avais eu un malaise là-bas. Il a foncé et quand il est rentré, il ne t'a pas vu. Alors je lui ai sauté dessus et je l'ai embrassé. Et c'est à cet instant-là que tu es sortie. » Elle marqua une pause mais j'aurais préféré qu'elle se tût à jamais. Au lieu de ça, elle continua à me torturer. « Quand tu es partie, Mathis m'a giflé comme je n'avais jamais été giflé. Il m'a insulté de tous les noms, m'a dit que je devrais avoir honte d'être une telle garce. Il t'aime Becky. Je t'assure qu'il t'aime profondément. » Je sentais les larmes me venir et je dus lutter pour ne pas m'effondrer devant elle. Je ne voulais pas paraître faible devant elle et pourtant, c'était ce que j'étais. « Pourquoi ? Pourquoi as-tu fait ça ? » Je voulais comprendre. Comprendre pourquoi elle me détestait autant et pourquoi j'étais venue à en faire de même à son égard. « Tu ne te souviens pas n'est-ce pas ? Deux petites filles jouant à la balançoire... » J'allais répondre mais j'en fus incapable, les souvenirs me remontant à l'esprit. Nous avions six ans à peine. Les deux petites filles à la balançoire. Chaque jour, nous nous retrouvions au parc pour savoir laquelle arriverait à se balancer le plus haut. Nous étions vraiment heureuses dans notre innocence. Et puis j'avais rencontré Leila et Karen, deux petites filles hautaines qui m'avaient prises sous leurs ailes. J'allais de moins en moins au parc pour finir par ne plus m'y rendre du tout. J'avais lâchement abandonné Penelope pour des filles qui firent de même avec moi quelques semaines plus tard. Quand je retournai au parc, Penelope n'était plus là et ne revint jamais. « Je voulais te faire payer de m'avoir abandonnée. Je voulais que tu te rendes compte de ce que c'était de se sentir seule comme jamais. Il faut croire que j'ai réussi. » Penelope aurait du paraître fière de ce qu'elle avait fait mais ce n'était pas le cas. Je voyais qu'elle souffrait autant que moi. Quand elle s'éloigna, je ne retins pas mes larmes qui coulèrent à flots sur mes joues.



CHAPITRE 5 ϟ J'ai enfin tout ce que j'ai toujours désiré. Enfin, ce que je désirais il y a encore quelques mois.
« Et je vous demande à tous d'accueillir Becky Sue Wesson, la major de cette promo 2003 ! » Les applaudissements retentirent tandis que je m'avançais sur l'estrade. Je remerciai d'un signe de la tête notre directeur tandis que je posai mes mains sur le micro. Les applaudissements commencèrent à cesser, chacun attendant mon discours. Casey au deuxième rang et Nala au cinquième, toutes deux vêtues de leur robe de fin d'étude, levèrent les pouces en signe d'encouragement. Je leurs souris avant de commencer à parler. « Et voilà nous y sommes. Nous avons attendu ça depuis trois ans, le moment où nous allions enfin pouvoir quitter le lycée. Nous passons notre temps à nous considérer comme des adultes alors que nous ne le sommes pas. Alors qu'à partir de maintenant, nous pourrons enfin nous considérer comme des adultes parce que c'est ce que nous sommes. Nous avons bravé toutes les étapes du lycée. Des rencontres, du bonheur, de la joie, de la peine, des trahisons, peu importe ce par quoi nous sommes passés, nous pouvons être fiers de dire que nous avons réussi. » En regardant l'assistance, je tombai sur Mathis. Il avait le visage fermé et me regardait avec tant de peine que j'en eus le cœur brisé. Je gardai le regard fixé sur lui. « Il s'est passé beaucoup de choses dans ma vie de lycéenne. J'ai rencontré des personnes superbes que je ne voudrais perdre pour rien au Monde. J'ai aimé aussi. J'ai cru avoir trouvé le grand amour comme beaucoup d'entre vous. Mais les amours de lycée ne sont pas éternels. On voudrait qu'ils le soient, on croit naïvement qu'ils le sont. On espère au plus profond de nous mais au fond, nous savons que notre premier amour sera le plus fort mais ne tiendra pas. Le lycée n'est qu'un palier pour notre vie future. Parce qu'à partir de maintenant, c'est une nouvelle vie qui s'offre à nous. Et je suis fière de dire que nous avons réussi ! » Et tous les chapeaux se mirent à voler, illuminant le ciel de notre destinée. Tout le monde criait, était heureux de commencer une nouvelle vie. Casey et Nala me sautèrent dans les bras avant de rejoindre leur famille. Quand mes parents arrivèrent, je leur sautai dans les bras. « Nous sommes fiers de toi ma chérie. Vraiment très fier, » me dit mon père tout ému. Il avait des larmes aux yeux et je ne l'avais encore jamais vu ainsi, ce qui redoubla mon bonheur. « Tu es heureuse ? » me demanda-t-il. « Tellement heureuse papa si tu savais ! J'ai enfin tout ce que j'ai toujours désiré. Enfin, ce que je désirais il y a encore quelques mois. » En tournant le regard, je croisai une nouvelle fois celui de Mathis. Car désormais, je ne désirais pas seulement réussir, je désirais aussi retrouver celui qui me manquait tant. Je le vis commencer à faire un pas dans notre direction mais j'attrapai le bras de mon père et celui de ma mère. « Venez je vais vous présentez mon professeur de biologie. » Tout du moment que je n'avais pas à lui parler. Je me retournai une dernière fois, Mathis s'était arrêté. De l'autre côté, Penelope ne semblait pas faire la fête non plus. Je compris très vite que c'était parce qu'elle n'était pas major de promo. La voir triste ne réussit pas à entacher mon bonheur.



CHAPITRE 6 ϟ Je ne peux pas faire comme s'il ne s'était rien passé. Parce qu'il ne s'est pas rien passé.
« Chérie ? » J'étais assise sur mon lit en train de feuilleter un album photo lorsque ma mère était légèrement entrée dans ma chambre en toquant la porte. Nous venions juste de rentrer de la remise de diplôme et je portai encore ma robe de diplômée, comme un gamin qui ne voulait jamais ôter sa cape de super héros.


Dernière édition par Becky S. Wesson le Jeu 14 Juin - 23:48, édité 15 fois
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MessageSujet: Re: BECKY ϟ et la chenille devint papillon...   Lun 18 Avr - 15:01


D'UNE ELEGANCE RARE ET PLUS FORTE QUE L'EBENE...



CHAPITRE 7 ϟ L'échec d'un mariage, la fin d'un amour.
« Becks, je peux te parler. » « Deux minutes. » Éteignant le gaz, j'enlevai la casserole du four. Me brûlant en partie les doigts, je transvasai les pommes de terre dans un plat, m'emparai d'un économe avant de rejoindre Mathis dans la salle à manger. Il était assis à la table en train de lire des factures. Je m'installai à ses côtés et commençai à éplucher les pommes de terre. « Qu'est-ce qui se passe ? » lui demandai-je sans le regarder. Il garda le silence quels instants. Je sentis qu'il reposait les feuilles qu'il avait dans la main sur la table et qu'il retirait ses lunettes. « Becks c'est important. Tu peux arrêter juste deux minutes ? » Je relevai à peine le regard vers lui, me concentrant sur l'épluchage de mes pommes de terre. A vrai dire, j'avais peur de ce qu'il allait me dire. Depuis quelques jours, il était étrange comme s'il hésitait à me parler de quelque chose. Je ne voulais pas avoir à assumer cette conversation. « Becks s'il te plaît. » En soupirant, je relevai enfin un vrai regard vers lui non sans garder ma pomme de terre et mon économe dans les mains. « Écoute je ne voulais pas avoir à te dire les choses comme ça. J'y pense depuis des jours sans avoir réussi à trouver la meilleure façon de te le dire. » Je le vis retirer sa bague de fiançailles et la poser doucement sur la table. « On est ensemble depuis tellement longtemps que c'est devenu une chose difficile à dire. On se connaît depuis notre première année de lycée ! J'ai l'impression de te connaître depuis toujours. Mais maintenant, j'ai vingt deux ans, j'ai besoin d'autre chose. J'aimerais... J'aimerais rompre nos fiançailles. J'aime une autre femme. » Baissant le regard, je me mis à éplucher de nouveau ma pomme de terre. Déchiqueter serait même plus approprié. « Becks dis quelque chose je t'en pris. » Accélérant le mouvement de l'économe, je lâchai alors un cri de douleur. Mathis, inquiet, se leva aussitôt et vint auprès de moi. En regardant ma main, je vis qu'elle saignait. Mais comment pouvait-on se couper avec un vulgaire économe ? « Non ne m'approche pas d'accord ? Et arrête de m'appeler Becks. Seules les personnes qui me sont proches ont le droit de le faire. » Je sentis que je l'avais blessé mais cela m'était totalement égal. Me levant, j'allai passer ma main blessée sous l'eau du robinet. Mathis me suivit. « Tu sais ce qui me fait le plus mal ? » lâchai-je la gorge sèche. « Que tu me crois assez stupide pour ne rien remarquer. Que tu crois que je ne verrai pas que tu n'arrivais plus à me toucher, que le simple fait de m'embrasser semblait te révulser, que tu fasses tout pour rentrer le plus tard possible le soir, que tu... » « Becks arrête s'il te plaît ! » J'eus envie de le gifler pour lui montrer combien il me faisait du mal mais je préférai me retenir. Je n'en avais même pas la force. Les yeux rougis, je lâchai : « Tu sais que je suis restée ici pour toi Mathis ! Pour toi ! J'avais envie de partir, de quitter Ridgefield une bonne fois pour toute. Mais tu étais là et tu voulais rester. Alors je suis restée. Je suis restée pour toi. J'ai gâché des opportunités de travail à Seattle parce que je t'aime. Et maintenant tu sais ce qu'il me reste ? Juste mes yeux pour pleurer. » Il fut incapable de répondre. Ce n'était qu'un incapable de tout de façon. Ce n'était pas la première fois qu'il me trompait, même si la première fois, ce n'était qu'un baiser, que nous n'étions pas vraiment ensemble et que nous n'avions que seize ans. Je lui faisais confiance et il m'avait trahie. « Va-t-en. Et ne reviens pas avant demain. Je ne veux pas te voir avant mon départ. » Le lendemain, j'avais fait mes valises, dis aurevoir à mes parents et quittai cette ville que je ne voulais plus jamais revoir. Je comptais bien refaire ma vie à Seattle.



CHAPITRE 8 ϟ Un soutien par obligation.
« Jason avant que tu dises non écoute-moi. J'ai besoin de ton aide. » Assis à son bureau et l'air plus hautain que jamais, Jason ne prit même pas la peine de me regarder. « Non. » Non ? Non ! Mais quel... « Je sais qu'à cet instant tu meurs d'envie de me jeter un tas d'obscénités au visage alors vas-y ne te gêne surtout pas ! Mais la réponse sera toujours non. » Après moult batailles, Jason avait enfin daigné m'écouter et je lui avais exposé ma requête. « Rappelle-moi ce que j'ai à y gagner ? » me demanda-t-il. Après tout, j'aurais du m'en douter. Jason n'était pas vraiment le genre à rendre service pour faire plaisir. Il cherchait toujours un intérêt dans tout ce qu'il faisait. « La chance de pouvoir sortir avec une belle blonde ? » tentai-je. Mais je savais pertinemment que ça n'allait pas marcher. Surtout avec lui. « Je me tape déjà des belles blondes. Et bien plus belle que toi, » crut-il bon d'ajouter. Je ne relevai pas, c'était inutile. Je vins poser mes fesses sur son bureau et son regard reluqueur ne m'échappa pas. « Surtout faut pas te gêner ! » « Si on sort ensemble, il faut bien que j'y trouve un léger avantage. Je ne pourrais plus me taper autant de femmes qu'avant alors laisse-moi profiter de tes fesses. » Je lui lançai un regard réprobateur ce qui le fit rire davantage. « Rappelle-moi pourquoi tu veux que je fasse ça ? » Je me relevai et allai chercher mon sac duquel je sortis une invitation de mon lycée. « J'ai reçu ça. Je n'ai pas très envie d'y aller mais mes parents ont hâte de me revoir donc... Je crois que je n'ai pas le choix. Seulement, mes parents me considèrent comme une vieille fille et je veux leur prouver que je peux avoir une vie stable auprès d'un homme. Malheureusement, je n'ai trouvé que toi. Sinon tu t'imagines bien que j'aurais choisi quelqu'un d'autre. » Je retrouvai ma place sur le bout du bureau tandis qu'il sembla réfléchir. Secrètement, j'espérai qu'il dirait non même si l'idée de retourner seule à Ridgefield m'effrayait. Affronter mes parents et... Mathis semblait au dessus de mes forces. Jason se leva et se plaça devant moi. « L'idée me tente assez alors on va dire que j'accepte. Mais à une condition. » Penchant légèrement la tête, je lui adressai un regard d'incompréhension. « Laquelle ? » Son sourire s'agrandit encore tandis que son visage se rapprochait du mien. « Qu'on ait les mêmes avantages qu'un vrai couple. » Sa bouche s'empara avec fougue de la mienne tandis qu'il m'allongeait sur le bureau. Que je pouvais le détester ! Mais j'étais certaine que mon attirance pour lui allait perdre de ma raison...



CHAPITRE 9 ϟ Parce que passer quelques heures de trajet en sa compagnie est encore pire qu'une simple heure chez le dentiste.



CHAPITRE 7 ϟ Une seule erreur et il est peut-être temps de rentrer chez soi.
« Becky qu'est-ce que tu fais là ? » Je venais juste d'arriver au bureau et de m'asseoir sur mon siège. J'ouvris un tiroir et en sortis un dossier que je posai sur mon bureau. Jason arriva et posa sa main sur le dossier pour m'empêcher de l'ouvrir et me forcer à le regarder. Je soupirai, n'ayant pas envie d'en discuter. Ne pouvait-on donc pas me laisser la paix et me laisser travailler tranquillement ? Mes parents n'arrêtaient pas de m'appeler pour savoir comme je m'en sortais – je maudissais Jason de les avoir prévenus – et je m'obstinais à éviter leurs appels. J'étais venue ici pour travailler pas pour qu'on me tirât les vers du nez. Des enfants et leurs parents avaient besoin de moi. Pourtant, Jason n'avait toujours pas écarté sa main de mon dossier. Exaspérée, je secouai la tête avant de me décider enfin à lui faire face. « Anton t'a donné un mois pour que tu te reposes et que tu mettes tout ça au clair. Tu as besoin de temps Becky et venir ici pour reprendre le travail aussi vite n'est pas une bonne solution. » J'en avais plus qu'assez de toutes ces personnes qui jugeaient bon de m'ensevelir de leurs conseils à deux francs six sous. Ils n'étaient pas à ma place ! Ils ne pouvaient pas comprendre ce qui m'était arrivé et savoir qu'elle était la meilleure façon d'agir. « Tu es quoi ? Mon psy ? Je n'ai pas de conseils à recevoir de ta part Jason ! Je vais très bien, tu m'entends ? Très bien ! Et je n'ai pas besoin de consulter quelqu'un parce qu'il n'y a rien à dire et je n'ai surtout pas besoin de passer un mois cloîtrée chez moi. Des gens ont besoin de moi et je compte bien faire mon travail, que ça te plaise ou non ! » Trop occupée par mon monologue, je n'avais pas vu Anton, notre supérieur, arrivé près de nous et ce n'est que lorsqu'il se mit à parler que je me rendis compte de sa présence. J'aurais aimé ne pas le voir avant quelques heures. Pour le coup, c'était râté. « Je ne suis même pas étonné de te voir ici Becky. Depuis le temps, je commence à te connaître et je savais que tôt ou tard – surtout tôt – tu allais finir par venir. » Il marqua une pause durant laquelle je voulus en profiter pour répliquer mais à peine avais-je ouvert la bouche qu'il me toisa avant de recommencer à parler. « Je sais très bien ce que tu vas me dire alors ne perds pas ton temps à le faire. Tu as toujours été un très bon élément dans cette équipe – sans doute le meilleur. Grâce à toi, on a pu rendre à leurs parents presque tous les enfants portés disparus et on a pu coffrer pas mal de criminels. Tu t'en es toujours sortie admirablement. Mais on ne peut pas toujours réussir. Tu dois accepter l'échec Becky, même si je sais que c'est une notion encore trop abstraite pour toi. » J'étais incapable de prononcer un seul mot. Piquée au vif, je me rendais compte que mon supérieur savait de quoi il parlait et qu'il m'avait bien plus vite cernée que quiconque aurait pu le faire. Le regarder était devenu par trop insoutenable et je préférai poser mon regard sur mon dossier. Jason avait enfin retiré sa main. « Tu as fait une erreur qui a coûté la vie de ce petit garçon mais tu ne vas pas pouvoir t'en vouloir toute ta vie ! Tout ce qui compte maintenant c'est que tu as abattu le suspect juste après qu'il ait tiré sur le garçon ! Je sais que tu l'as vu mourir dans tes bras, je sais que si tu n'avais pas fait d'erreur le petit garçon serait encore en vie et je sais aussi que tu t'en veux tellement que tu n'arrives pas à penser à autre chose. Et c'est pour ça que tu es là aujourd'hui, que tu viens travailler. Le travail ne peut pas être une solution à tous tes problèmes. Il arrive un moment où tu dois y faire face et arrêter de te cacher derrière tes dossiers. » Son ton était devenu quelque peu solemnel et me força à lever la tête comme une sorte de signal d'alarme. Et ce que j'avais redouté ne tarda pas à arriver. « Je pense qu'il est temps pour toi de rentrer chez tes parents. »
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BECKY ϟ et la chenille devint papillon...

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